Cadeau de Saint-Valentin pour une femme : bien choisir

Par Hélène Vasseur · Publié le

Table de chevet éclairée par une lampe, un paquet plat noué d'un ruban posé contre un livre et une paire de lunettes

Chaque année, la même scène se rejoue autour du 10 février : trois onglets ouverts, les mêmes sélections « pour elle », et un rayon pensé pour trancher à votre place. Il existe une autre méthode, qui prend une demi-heure et tombe beaucoup plus souvent juste : partir de ce qu’elle utilise tous les jours, de ce qu’elle répare pour la troisième fois, de ce qu’elle repousse depuis des mois. Vous n’avez pas besoin d’idées originales, vous avez besoin d’un critère.

Regardez ce que tout le monde offre, puis écartez-vous-en

La Saint-Valentin est la quatrième fête calendaire française pour les achats de fleurs et de plantes, derrière les fêtes de fin d’année et la Toussaint, d’après VALHOR, l’interprofession de l’horticulture. Un bouquet n’a rien de honteux, mais il faut savoir ce qu’on achète : franceinfo rappelait, chiffres des douanes et de FranceAgriMer à l’appui, que près de 85 % des fleurs vendues en France sont cultivées à l’étranger, et que la rose concentrait 63 % des ventes du 14 février, avec plus de 466 millions de tiges importées sur l’année 2019.

Autrement dit, la fleur de la Saint-Valentin est un produit de masse acheté le même jour par tout le monde. Si vous y tenez, commandez à l’avance, demandez au fleuriste ce qui est de saison plutôt que la rose d’importation, et considérez le bouquet pour ce qu’il est : un accompagnement, pas le cadeau.

Le cadeau qui impressionne n’est pas celui qui sert

C’est le décalage le mieux documenté de la question. Les travaux d’Ernest Baskin, Nathan Novemsky et de leurs collègues, publiés dans le Journal of Consumer Research et repris par la Yale School of Management, montrent que celui qui offre se représente le cadeau de façon abstraite et privilégie ce qui séduit, tandis que celui qui reçoit raisonne concrètement et valorise ce qui s’utilise facilement. Le donneur croit sincèrement maximiser le plaisir de l’autre ; il se trompe de critère.

La contre-épreuve tient en une question, à se poser avant de payer : où est-ce que cet objet va vivre, et quand exactement s’en servira-t-elle la première fois ? Si la réponse ne vient pas en deux phrases, vous tenez un cadeau pour la photo du déballage. Le raisonnement vaut d’ailleurs pour toutes les occasions du couple, comme nous le détaillions à propos du cadeau d’anniversaire de couple.

Quatre pistes qui tombent juste

Le quotidien en mieux. L’objet qu’elle utilise chaque jour, dans sa version qu’elle ne s’offrirait pas elle-même : le sac dont la bandoulière a lâché, le stylo, la lampe de lecture, l’ustensile qu’elle emprunte toujours aux autres.

Le temps rendu. Reprenez à votre compte, durablement, une charge qu’elle porte seule : les rendez-vous, les courses, un pan de l’organisation domestique. C’est le seul cadeau qui continue d’exister le 15 février, et il s’inscrit dans un chantier de fond, celui du rééquilibrage de la charge mentale.

L’expérience à deux, à condition de la choisir pour elle et pas pour vous — le principe est le même que pour une activité à faire ensemble : si vous êtes le seul enthousiaste, c’est un cadeau que vous vous faites. Attention au coffret : l’Institut national de la consommation rappelle que leur durée de vie est en pratique d’un à deux ans, et que l’échange ou la prolongation, souvent prévus au contrat, peuvent être facturés. Posez la date dans l’agenda le jour où vous l’offrez.

Ce qui n’appartient qu’à vous deux. Une lettre sur l’année écoulée, un tirage encadré d’une photo que personne d’autre ne comprend, le retour dans un lieu précis. Aucun rayon ne peut le vendre.

Ce qui tombe à plat

La lingerie choisie sans elle, qui dit surtout ce qui vous ferait plaisir à vous. L’électroménager, qui est un achat du foyer emballé pour l’occasion. Le gros budget sorti de nulle part quand rien n’a été convenu : il crée une dette plutôt qu’un plaisir. Et la soirée surprise dont elle assumera quand même la logistique, la baby-sitter et les vêtements à sortir — une surprise qui se prépare sur son dos n’en est pas une.

Reste l’erreur la plus banale : attendre le 13 au soir. Passé le 10 février, les créneaux corrects sont pris, les livraisons ne suivent plus et il ne reste que le rayon. Et si vous entretenez déjà des rendez-vous réguliers à deux, vous saurez quoi offrir sans chercher : vous l’aurez entendu passer trois fois dans l’année.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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